Avant-garde Hollyhocks
 


 

 

About 20 more English, German, French, Spanish, Italian, and
Portuguese hollyhock poems here (three from the Japanese)

 

Malva-maçã poems in Portuguese

 

When I was growing up I thought of hollyhocks (Althaea rosa or Alcea rosea) as unpretentious and  down-home -- lots of pretty flowers on a flimsy, weedy stem.  Apparently the hollyhock is more important in French culture, as evidenced by its many names: rose trémière, primerose, passe rose, alcée rose, or rose d'outre-mer. (The German is stockrose --“stickrose”). Despite its name, it isn't much like a rose at all.

 

The French word trémière is seen only in the name of this flower; one theory is that it’s a garbled version of “outre-mer, which during the Crusades meant the Holy Land, and more recently has referred to France’s overseas departments. I’ve seen Syrian, Chinese, and Central Asian origins claimed for the plant, and all three could be more or less true, via the Mongol Empire. (On the other hand, trémie means a hopper, a feeding box, or a tunnel entrance; conceivably the shape of a hollyhock blossom reminded people of one of these.)

 

The hollyhock, a member of the mallow family, is edible and is also used in home remedies and in dyes, and it can be infested with its own particular kind of rust. Symbolically it is said to stand for ambition (because of its height) as well as fertility and reincarnation.

 

The hollyhock played a unexpectedly large role in XIX-c French avant-garde literature, appearing twice in the works of Gerard de Nerval, once each in poems by Verlaine and Rimbaud, once in a Berthe Morisot painting named for the flower, and finally in the works of Jean Giono.

 

I have not been able to find much in common in the various appearances of this flower. In Nerval it is thought to symbolize reincarnation, and I can visualize the hollyhock, with its many flowers all in a row, as a Hindu goddess with many faces.

 

Apparently the metaphor was still unusual when Verlaine used it -- at least, Remy de Goncourt (who apparently was unaware of Nerval's poem) says so. In Rimbaud's poem the hollyhock is evidently an image for something disgusting, perhaps an anus, though Rimbaud's extravagant use of language makes it hard to be sure exactly what. Perhaps there is a gross secret meaning in Verlaine's poem too.

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Gerard de Nerval, "Artemis"

 

Rensler calls this the most difficult sonnet in Nerval's notoriously difficult sequence. It seems to be about timelessness, repetition, and reincarnation, and Epstein believes that the hollyhock symbolizes reincarnation because of its multiple flowers on a single stem.

Epstein is probably right: in Nerval's line, "hollyhock" clearly is contrastive with the rose, normally a symbol of transience and temporality. Unfortunately, Epstein's translation entirely loses this contrast.

La Treizième revient... C’est encor la première ;
Et c’est toujours la seule, — ou c’est le seul moment ;
Car es-tu reine, ô toi ! la première ou dernière ?
Es-tu roi, toi le seul ou le dernier amant ?...

Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ;
Celle que j’aimai seul m’aime encor tendrement :
C’est la mort — ou la morte... Ô délice ! ô tourment !
La rose qu’elle tient, c’est la Rose trémière.

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,
Rose au coeur violet, fleur de sainte Gudule :
As-tu trouvé ta croix dans le désert des cieux ?

Roses blanches, tombez ! vous insultez nos dieux,
Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle :
— La sainte de l’abîme est plus sainte à mes yeux !

Text of “Artémis”

The Thirteenth comes round again. Still she’s first
And always my Only, the moment unchanging.
O Queen of the lovely! Of all, first or last,
My last lover, dear one, are you also my King?

Love the one who adored you from cradle to tomb.
She still loves me tenderly, my only love:
Death, my joy, my heartache, my dear departed!
She tenders the branching hollyhock all abloom,

Pale rose with violet heart, St. Gudule’s rose.
O Saint of Naples with your bouquet of flames,
In the desert of heaven did you find your cross?

O fall, fall from that burning sky, white blossoms,
Come down! You insult our Gods, pale phantoms.
Holier is the saint who has known the abyss.

Problematic translation of Nerval’s “Artémis”,  by Daniel Mark Epstein 

 

For Nerval, I strongly recommend Norma Rinsler's two 1973 books from the University of London Press, Gérard de Nerval and Gérard de Nerval: Les Chimères
 

 

Berthe Morisot, "Rose Trémière"


 

 

 

Many thanks to Bob McManus for finding this link.

 

 

 

 

Gerard de Nerval, "Aurelia"

 

La dame que je suivais, développant sa taille élancée dans un mouvement qui faisait miroiter les plis de sa robe en taffetas changeant, entoura gracieusement de son bras nu une longue tige de rose trémière, puis elle se mit à grandir sous un clair rayon de lumière, de telle sorte que peu à peu le jardin prenait sa forme, et les parterres et les arbres devenaient les rosaces et les festons de ses vêtements; tandis que sa figure et ses bras imprimaient leurs contours aux nuages pourprés du ciel. Je la perdais de vue à mesure qu'elle se transfigurait, car elle semblait s'évanouir dans sa propre grandeur. « Oh ! ne fuis pas ! m'écriai-je... car la nature meurt avec toi ! ».


Aurelia: the Third dream (by Gerard de Nerval

 

 

Or un épisode essentiel d'Aurélia associe la femme et la rose trémière à des idées de deuil et de crise dépressive, à des souvenirs d'enfance et à des images italiennes, c'est-à-dire au réseau d'Octavie. Horus se rattache également à la nouvelle par la figure d'Isis, mais surtout par une suite d'analogies entre Kneph, le volcan, les vieux militaires, les gardiens de la jeune fille et le père de Nerval.

 

Psychoanalytic study be Charles Mauron

 

 Derrière la répétition de la Même dans l’Autre, il y a la recherche sans cesse poursuivie, sans cesse échappée d’une figure animique  certainement maternelle, ce que représente le buste de femme à la fin du Chap VI.  Ce thème de la rose trémière est filé dans toute l’œuvre où la femme aimée est associée à une image mouvante et fuyante de la nature : « Oh ne fuis pas ! m’écriai-je…car la nature meurt avec toi » dit le narrateur à Adrienne qui est comparée à « un feu follet fuyant sur les jonc d’une eau morte ». L’écriture n’a de cesse chez Nerval de circonscrire les figures multiples pour recréer la femme unique et perdue que le désir poursuit vainement de copie en copie.

 

Study by Améléia

 

 

Verlaine, "Il bacio"

 
Baiser! rose trémière au jardin des caresses!
Vif accompagnement sur le clavier des dents
Des doux refrains qu'Amour chante en les coeurs ardents
Avec sa voix d'archange aux langueurs charmeresses!
 
Sonore et gracieux Baiser, divin Baiser!
Volupté nonpareille, ivresse inénarrable! [hilarious]
Salut! l'homme, penché sur ta coupe adorable,
S'y grise [gets drunk] d'un bonheur qu'il ne sait épuiser.
 
Comme le vin du Rhin et comme la musique,
Tu consoles et tu berces, et le chagrin
Expire avec la moue [pout] en ton pli purpurin [crimson fold / trick] ....
Qu'un plus grand, Goethe ou Will, te dresse un vers classique:
 
Moi, je ne puis, chétif trouvère de Paris,
T'offrir que ce bouquet de strophes enfantines:
Sois bénin [benign], et pour prix, sur les lèvres mutines [naughty]
D'une que je connais, Baiser, descends, et ris.
 

Paul Verlaine: “Il_Bacio”

 

Not very good 1895 translation of "Il Bacio" by Gertrude Hall

 

Remy de Gourmont on Verlaine

"Toutes les poésies de Verlaine sont en bourgeon, et les feuilles déjà visibles, dans ces Poèmes saturniens ; certaines libertés prosodiques, dissimulées çà et là, me font douter qu'il ait jamais été un parnassien véritable, au fond de son cœur, au fond de ses nerfs. Celui qui se pâmait à entendre

     Les sanglots longs des violons

n'était pas parnassien, ni celui qui tressait à l'amour de nouvelles métaphores

     Baiser ! rose trémière au jardin des caresses !"
 

But as we have seen, this metaphor was not original with Verlaine.

 

 

Accroupissements, Arthur Rimbaud

 

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Et le soir, aux rayons de lune, qui lui font
Aux contours du cul des bavures de lumière,
Une ombre avec détails s'accroupit, sur un fond
De neige rose ainsi qu'une rose trémière...
Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.

 

And at night, in rays of moonlight which leave
splotches of light in the curves of his ass,
squats an dissected shadow, against a background
of pink snow, like a hollyhock …. ,
a fanciful nose chases Venus into the deep sky.

(my translation, for what it’s worth)

 

Rimbaud: Accroupissements

 

Berthe Morisot

 

”Rose trémière” by Berthe Morisot, 1884 (Image apparently not posted).

 

Jean Giono 

 

The hollyhock was apparently also important to Jean Giono

 

Frank Lloyd Wright (update)

 

Hollyhock House

 

 

MISC.

 

The hollyhock was grown by Thomas Jefferson. The English name means "Holy Mallow", apparently because the hollyhock came to Europe via the Crusaders.

 


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